Championnat

Le Championnat Stardash, l’apogée des courses spatiales, offre chaque cycle une lutte acharnée entre les meilleurs pilotes de la galaxie.

Organisation générale

Le Championnat est organisé et homologué par le Consortium, qui en définit le règlement, certifie les circuits et les vaisseaux, et supervise l'intégrité des compétitions. Chaque niveau se déroule sur un cycle galactique complet, avec une moyenne de quinze courses par cycle en AstroRace, soit approximativement une par mois galactique.

Toutes les courses se déroulent sur des circuits officiels dans l'espace orbital, répartis à travers la Confédération selon le niveau de compétition. La course finale de chaque saison AstroRace a lieu par tradition sur le plus ancien circuit homologué du championnat en orbite de Saturne, dans le système Hélios, là où les premières courses informelles avaient lieu avant même la fondation officielle du sport.


Les niveaux

Racing Rank 3 (R3) est le point d'entrée du championnat. Les courses se tiennent au niveau local, sur une ou deux colonies proches, avec des vaisseaux en configuration proche du standard homologué. Les frais de participation sont accessibles et les écuries peu présentes, c'est le niveau où le talent brut du pilote est le plus directement visible, sans les ressources techniques des grandes structures. Les recruteurs des écuries professionnelles y passent du temps pour y trouver leur futurs talents.

Racing Rank 2 (R2) se déroule à l'échelle d'un secteur, un ensemble de systèmes comportant au moins une station spatiale d'importance. Les frais de participation incluent les transports vers les différents circuits, ce qui rend le sponsoring ou l'appartenance à une écurie fortement recommandés pour les pilotes qui veulent disputer une saison complète sans difficultés financières.

Racing Rank 1 (R1) se déroule à travers toute la Confédération. C'est l'antichambre de l'élite et la principale épreuve de qualification pour l'AstroRace. Le niveau technique y est élevé, les écuries sérieusement engagées, et les enjeux financiers et de réputation significatifs.

L'AstroRace est le sommet du championnat. Le nombre de participants est strictement limité : les six meilleurs pilotes du R1 et deux pilotes par écurie pour les six meilleures écuries qualifiées, soit un total de dix-huit pilotes. Cette limitation crée une densité de talent exceptionnelle et donne à chaque course une intensité que les niveaux inférieurs ne peuvent pas reproduire.

Il est à noter que les six meilleurs pilotes font généralement partie des six meilleures écuries, il n'est donc pas rare de voir trois, quatre ou plus de pilotes d'une même écurie. Ce qui laisse la possibilité de profité des deux places réservés pour y placer des pilotes moins bien classé avec un gros potentiel pour créer des surprises car encore inconnus de leurs adversaires.


Astrorace

Classement & récompenses

Le Championnat décerne deux titres distincts à l'issue de chaque saison.

La Silver Arrow est le titre individuel, il récompense le meilleur pilote de la saison AstroRace au classement des points accumulés course après course. C'est la distinction la plus convoitée du sport. Les pilotes qui l'ont remportée arborent traditionnellement de petites têtes de flèche argentées sur la livrée de leur vaisseau, une pratique informelle devenue convention universelle dans les paddocks.

L'Astralis Trophy (couramment abrégé en Astralis) est le titre collectif récompensant la meilleure écurie de la saison. Les points sont accumulés dès le R3 : chaque bon résultat d'un pilote d'écurie rapporte des points (variable selon le nombre de participants et les scores des pilotes), chaque mauvais résultat en fait perdre. Ce système de points sur l'ensemble des niveaux signifie qu'une écurie qui domine en R3 et R2 peut se qualifier pour l'AstroRace, ou au contraire qu'une saison catastrophique dans les niveaux inférieurs peut la compromettre, même si les pilotes performent bien sur le R1. Lors de l'AstroRace, le même système est appliqué (remis à zéro pour cette occasion).

Note: on parle ici des qualifications en tant qu'écurie avec les deux places libres réservés, si un pilote termine dans le top6, il participera avec son écurie qu'elle soit qualifié ou non.


Les sponsors

Les sponsors constituent la colonne vertébrale économique du Championnat. Leur implication peut prendre deux formes : une participation financière aux frais de course en échange d'un avantage publicitaire sur la livrée du vaisseau, ou un apport matériel direct (moteur, système de boucliers, composants de propulsion) fourni par un fabricant dont le produit devient ainsi une vitrine technologique à chaque course.

Pour les pilotes en écurie, les contrats de sponsoring sont négociés en coordination avec la structure : l'écurie peut prélever une commission selon la nature du contrat, ou émettre un veto si le sponsor est en conflit avec ses propres partenaires. Pour les pilotes indépendants, les sponsors sont leur principal levier pour financer une saison, et leur absence est l'une des principales raisons pour lesquelles la voie solo reste exceptionnellement difficile au-delà du R3.

Les contrats incluent systématiquement des clauses sur le comportement public des pilotes, et presque toujours une interdiction explicite de participer à des courses non homologuées. Cette clause est le principal outil contractuel qui sépare officiellement le Championnat de l'Underground.


HyperSpeed

L'HyperSpeed est une course officielle mais distincte du Championnat, elle n'entre pas dans le classement R ou l'AstroRace. Son principe repose sur des accélérateurs magnétiques fixes qui propulsent les vaisseaux à des vitesses inaccessibles par propulsion autonome. Les pilotes n'ont alors qu'un contrôle très limité sur leur trajectoire, l'essentiel de la course se joue dans le positionnement au départ et les micro-corrections effectuées pendant le trajet.

L'HyperSpeed est l'épreuve la plus spectaculaire visuellement du calendrier officiel et l'une des plus suivies par le public, mais elle est paradoxalement peu valorisée par les pilotes eux-mêmes : la part laissée à la technique pure y est jugée insuffisante par rapport à l'aléa de la propulsion externe. Elle reste néanmoins un rendez-vous incontournable du calendrier, notamment pour les sponsors dont les produits y sont exposés dans les conditions les plus extrêmes.