Statut et durée
La formation Starlancer est à considérer comme une voie universitaire de haut niveau. Elle permet d'obtenir en 3 cycles une licence de Starlancer, autorisant son détenteur à piloter tout modèle de vaisseau équipé d'un GTV et à utiliser des armes de guerre dans le cadre de ses missions.
La difficulté de certaines épreuves fait que la majorité des étudiants ne valident leur formation qu'au bout de 4 cycles. Trois cycles est la durée de référence, quatre cycles est la réalité médiane.
Les centres de formation
Il n'existe que quatre centres de formation Starlancer dans l'ensemble de l'espace confédéral, chacun rattaché à une station spatiale en orbite d'une colonie. Leur faible nombre est délibéré : le Consortium préfère concentrer ses ressources pédagogiques et humaines dans des centres d'excellence plutôt que de multiplier des structures de moindre qualité.
Loria Orbital - Hope I - Le plus ancien centre en activité, fondé lors de la création du Consortium en 2097 (c-115) sur Alcor, puis transféré sur Loria Orbital lors de la colonisation de Hope I. Situé au cœur du territoire confédéral, il est le centre de référence dont les protocoles d'évaluation servent de base à tous les autres. C'est ici qu'Edward Cramer a obtenu sa licence en c116.
Atlas Station - Khally I, New Oberon - Les conditions météorologiques particulièrement hostiles de New Oberon (tempêtes fréquentes, variations de température extrêmes, terrain accidenté) permettent des entraînements sur le terrain d'une exigence supérieure aux autres centres. Les étudiants d'Atlas Station sont réputés pour leur endurance physique et leur capacité d'adaptation aux environnements difficiles.
Apollo Terminal - Bharani I - Situé à proximité de Matro IV, siège du Conseil Galactique, Apollo Terminal accueille la proportion la plus élevée d'étudiants non humains de tous les centres. La cohabitation quotidienne entre espèces y est intégrée comme une composante à part entière de la formation, et les cours de diplomatie y sont particulièrement développés.
Nott Station - Kl'Rtu III, New Mojave - Le plus récent des quatre centres, fondé pour répondre aux besoins de la colonie mixte de New Mojave, peuplée conjointement par des humains et des Stranis. Sa population étudiante compte une proportion de Stranis significativement supérieure aux autres centres, et ses protocoles de formation intègrent des adaptations spécifiques aux différences physiologiques entre les deux espèces, notamment dans les modules de combat au sol et de pilotage.
Intégration et implant
L'implant crânien Mk1 n'est pas remis à l'entrée en formation. Il est fourni par le Consortium à l'issue de la validation du premier cycle, uniquement aux étudiants l'ayant réussi.
Ce choix est délibéré. Le taux d'abandon et d'échec lors du premier cycle est le plus élevé de toute la formation, c'est précisément l'objectif de ce cycle que de filtrer les profils insuffisamment préparés ou motivés. Équiper d'un implant des étudiants qui n'iront pas au bout représenterait un coût médical et logistique considérable, et les procédures de récupération d'un implant posé sont nettement plus complexes que sa pose initiale. Réserver l'implant à ceux qui ont franchi le premier seuil permet de concentrer ces ressources sur les étudiants dont la poursuite de la formation est fortement probable.
Le taux de poursuite jusqu'à la validation finale, parmi les étudiants ayant réussi le premier cycle, est en revanche très élevé, le premier cycle fait office de filtre décisif, et ceux qui le passent s'engagent généralement jusqu'au bout.
La procédure de pose et la période de calibration sont intégrées à la transition entre le premier et le deuxième cycle, pendant la pause inter-sections.
Programme
Chaque cycle est divisé en 2 sections de 7 mois chacune, le mois restant étant réservé aux évaluations de fin de section. Les 6 sections couvrent l'ensemble des compétences requises d'un Starlancer opérationnel.
Section 1 - Mécanique des Chasseurs et Chasseurs Lourds, Diplomatie, Maniement des armes de poings et fusils d'assaut, Mécanique des véhicules légers et intermédiaires.
Section 2 - Biologie, Cryptographie, Techniques de combat rapproché, Stratégie des escouades, Maniement des armes lourdes et montées.
Section 3 - Pilotage des Chasseurs et Chasseurs Lourds, Utilisation des tourelles, Pilotage des véhicules légers et intermédiaires, Maniement des fusils à pompe et canons.
Section 4 - Maniement des fusils de précision, Mécanique des Corvettes et Frégates, Mécanique des véhicules lourds et blindés.
Section 5 - Pilotage des Corvettes et Frégates, Pilotage des véhicules lourds et blindés, Utilisation des armes sur le terrain. Constitution des escouades pour l'épreuve finale.
Section 6 - Préparation à l'épreuve finale de mise en situation réelle.
Le programme couvre les deux grandes familles d'armes: thermique et cinétique, les armes plasma ne font pas partie du programme standard. Leur instabilité et leur faible disponibilité les excluent du cursus homologué par le Consortium, un Starlancer souhaitant les utiliser devra acquérir cette compétence par lui-même, après l'obtention de sa licence.
Activité physique
Le conditionnement physique n'est pas une matière à part entière mais une composante permanente de la formation. Durant le premier cycle, chaque étudiant est suivi par un coach personnel dont la mission est de le préparer aux séances sur le terrain du cycle 2. À partir du cycle 3, l'objectif devient l'entretien, habituer le futur Starlancer à maintenir sa condition physique sur le long terme, dans le cadre d'une carrière qui peut exposer à des conditions extrêmes.
Les simulateurs ne sont pas utilisés avant le cycle 2. Les vrais vaisseaux et armes ne sont introduits qu'à partir de la Section 6.
Certification externe
Un candidat souhaitant obtenir la licence sans suivre la formation complète peut se présenter directement aux examens du Consortium. Il doit réussir l'intégralité des épreuves dans les mêmes conditions que les étudiants réguliers, y compris l'épreuve finale.
Cette voie présente une difficulté particulière que les règles formelles ne mentionnent pas explicitement : l'épreuve finale se déroule en escouade, et ces escouades se constituent naturellement au fil des trois cycles de formation. Un postulant externe, arrivant sans avoir partagé cette progression avec les autres étudiants, se retrouve systématiquement sans groupe au moment de la constitution des escouades de Section 5.
Sa seule option est de trouver sa place parmi les étudiants réguliers par ses propres moyens, en se faisant accepter dans une escouade déjà constituée ou en convainquant des étudiants isolés de se regrouper avec lui. Cela implique des compétences relationnelles que les épreuves écrites et pratiques n'évaluent pas. Un candidat techniquement exceptionnel mais socialement fermé se retrouvera sans escouade, et donc sans possibilité de passer l'épreuve finale.
C'est la raison pour laquelle les Starlancers ayant obtenu leur licence par voie externe et exerçant en solo représentent une exception notable, des individus suffisamment compétents pour convaincre une escouade de les accueillir, mais dont le tempérament les a ensuite conduits à préférer l'autonomie à la vie de groupe.
L'épreuve finale
L'épreuve finale mobilise l'ensemble des compétences acquises sur les trois cycles. Les escouades sont constituées durant la Section 5 et préparées spécifiquement durant la Section 6, la composition de l'escouade est un choix stratégique que les étudiants font eux-mêmes, et les formateurs observent déjà à ce stade.
L'épreuve se déroule en deux phases successives.
La phase spatiale place l'escouade dans des chasseurs équipés d'armes à blanc pour une mission simulée de Rang 1 : escorte d'un vaisseau de marchandises, reconnaissance dans un secteur, engagement contre des pirates en effectifs réduits. La mission inclut des événements imprévus destinés à évaluer la capacité d'adaptation de l'escouade.
La phase terrestre reproduit le même principe au sol, généralement dans la colonie locale : sécurisation d'un site, neutralisation d'une menace, destruction d'un avant-poste.
Les simulations se déroulent à blanc dans leur grande majorité. Une exception encadrée existe : à des moments clés sélectionnés par les formateurs, certains tirs sont à balle réelle. L'objectif n'est pas de blesser grièvement les étudiants mais de maintenir une pression psychologique authentique et d'observer les réactions de l'escouade face à une blessure réelle dans le groupe. Cette pratique est juridiquement encadrée par le CCA, réservée aux épreuves finales homologuées, et soumise à la présence d'une équipe médicale complète sur toute la durée de l'épreuve.
L'ensemble est filmé et évalué par plusieurs formateurs extérieurs au centre. Les notes individuelles peuvent prendre plusieurs jours à être révélées.
Notation : l'étudiant est noté sur 100 points, avec un système de bonus/malus lié à la cohésion d'escouade permettant de dépasser ce plafond. Le seuil de réussite est fixé à 72/100. Le meilleur score jamais enregistré est de 108 points.