Classification Starlancer
Le Consortium classe les vaisseaux utilisés par les Starlancers en quatre classes opérationnelles, définies par leur taille, leur rôle et leurs capacités de combat. Cette classification est celle utilisée dans les missions homologuées, les rapports de l'Alliance et les registres du Consortium.
Classe α — Chasseurs
Petits vaisseaux d'une à deux places, rapides et maniables, conçus pour le combat rapproché et le dogfight. Leur puissance de feu individuelle est limitée et leur blindage léger, mais leur agilité en fait des adversaires redoutables à courte distance. Un pilote seul peut en assurer toutes les fonctions (pilotage, navigation et armement) bien que certains modèles prévoient un second poste pour un canonnier ou un copilote.
Classe β — Chasseurs Lourds
Toujours compacts mais plus imposants que les α, les chasseurs lourds embarquent systématiquement un pilote et un artilleur dédié au contrôle de leur tourelle téléopérée. Leur blindage et leurs boucliers sont significativement plus performants qu'un chasseur standard, au prix d'une maniabilité réduite. Certains modèles peuvent emporter des modules de bombardement pour les opérations en atmosphère planétaire.
Classe γ — Corvettes
Vaisseaux lourds de un à quatre membres d'équipage, les corvettes sont les bâtiments les plus polyvalents disponibles aux Starlancers. Leur blindage épais, leurs multiples emports d'armes et leur générateur puissant les rendent très difficiles à abattre, mais leur lenteur relative les expose en combat rapproché contre des chasseurs agiles. C'est la classe préférée des escouades cherchant à maximiser leur endurance au combat plutôt que leur mobilité.
Classe Δ — Frégates
Les frégates sont les plus grands bâtiments qu'un Starlancer puisse piloter. Peu adaptées au combat direct en raison de leur maniabilité très limitée, elles prennent tout leur intérêt comme bases mobiles : leur hangar intégré peut accueillir jusqu'à dix chasseurs, leur permettant de servir de point de déploiement, de ravitaillement et de repli pour une escouade entière. Une frégate bien positionnée change fondamentalement les capacités opérationnelles d'un groupe.
Projet Ω
Le projet Ω, dont la construction est en cours depuis 2572 (c329) sous l'égide du Conseil Galactique, vise à créer une base spatiale mobile d'une envergure sans précédent, capable d'accueillir des forces des trois espèces et de se déplacer de système en système. Son achèvement est prévu pour une date encore indéterminée.
Types et conventions de nommage
Au sein de chaque classe, les vaisseaux sont déclinés en quatre types correspondant à des prédispositions d'usage. Ces types définissent la configuration d'origine du bâtiment (son équipement de série, ses points forts structurels) mais n'empêchent pas un Starlancer de modifier ses composants pour adapter son vaisseau à ses besoins propres. Un type est un point de départ, pas une contrainte permanente.
Les types Combat sont les plus onéreux à l'achat. Leur blindage est renforcé, leurs armes et boucliers de série sont de qualité supérieure, et leur conception privilégie l'efficacité offensive, les systèmes de visée et de tir y sont particulièrement affinés.
Les types Exploration sacrifient la puissance brute pour l'autonomie et la flexibilité. Ils embarquent davantage de modules optionnels et de consommables, et bénéficient d'une vitesse de déplacement améliorée, un avantage décisif pour les missions de reconnaissance en territoire inconnu où la fuite est parfois la meilleure option tactique.
Les types Transport sont conçus pour le déplacement de matériel et de véhicules. Tous embarquent un hangar de série, et leur structure est optimisée pour absorber les contraintes de poids sans pénalité sur les performances. Leur usage dans les escouades de combat est limité, mais un Transport bien positionné peut changer la logistique d'une opération entière.
Les types Polyvalent servent de référence et d'introduction à chaque classe. Moins spécialisés que les autres types, ils sont aussi les moins coûteux, une entrée naturelle pour un Starlancer qui souhaite se familiariser avec une nouvelle classe avant d'investir dans une version plus pointue.
La convention de nommage des modèles suit une logique mythologique par classe. Les chasseurs de classe α portent des noms de héros de la mythologie grecque (Achille, Thésée, Persée). Les chasseurs lourds de classe β sont nommés d'après les dieux grecs (Zeus, Athéna, Hermès). Les corvettes de classe γ portent des noms de divinités romaines (Jupiter, Minerve, Vesta). Les frégates de classe Δ s'inspirent des dieux nordiques (Odin, Thor, Freya).
Cette nomenclature, établie par le Consortium lors de la standardisation des classifications au XXIIIe siècle, permet d'identifier la classe d'un vaisseau rien qu'à son nom de modèle, un raccourci pratique dans les communications tactiques où chaque seconde compte. Dans les hangars, un Starlancer qui entend "deux Zeus et un Jupiter en approche" sait immédiatement à quoi s'attendre sans avoir besoin de lever les yeux.
Au-delà des classes de combat
Les vaisseaux Starlancers ne représentent qu'une fraction des bâtiments en circulation dans l'espace confédéral. Pour chaque chasseur ou corvette, des dizaines de vaisseaux civils et institutionnels sillonnent les mêmes routes.
Les navettes: véhicules sans GTV dédiés aux liaisons entre une surface planétaire et son orbite proche. Opérées par les gouvernements coloniaux, elles constituent le mode de transport spatial le plus commun pour un citoyen lambda. Leur pilotage requiert un permis navette délivré par le Consortium, nettement moins exigeant que la licence Starlancer.
Les vaisseaux de ligne: opérés par l'Union Planétaire pour le transport inter-systèmes de passagers. Plus grands et plus confortables que tout ce qu'un Starlancer pilote, ils sont conçus pour des centaines de passagers sur des trajets de plusieurs heures. Leur équipage est composé de pilotes sous contrat Union, titulaires d'une qualification civile avec GTV.
Les vaisseaux de fret: opérés par la Guilde Marchande pour le transport de marchandises. Leur gabarit varie du petit transporteur inter-systèmes aux mastodontes capables d'emporter des milliers de tonnes de ressources. Ils ne transportent normalement pas de passagers
Les vaisseaux de recherche: opérés par l'Union Planétaire pour les missions d'exploration et de reconnaissance. Conçus pour l'autonomie prolongée plutôt que pour le combat, ils embarquent des laboratoires, des sondes et des équipements de cartographie. Les Pionniers qui établissent de nouvelles colonies y passent parfois des mois.
Les vaisseaux militaires lourds: au-delà des frégates accessibles aux Starlancers, l'Alliance opère des bâtiments d'une tout autre envergure : destroyers, croiseurs, vaisseaux de commandement. Ces bâtiments ne sont pas pilotés par des Starlancers mais par des équipages militaires de l'Alliance sous commandement direct de l'Amirauté. Un Starlancer peut être intégré à l'équipage d'un tel bâtiment dans le cadre d'une mission, mais il n'en prend jamais le commandement.
Ces bâtiments militaires suivent la même classification par lettres grecques que les vaisseaux Starlancers, étendue au-delà du Δ pour les unités de grande envergure. Les lettres qui suivent (Ε, Ζ, Η, Θ et ainsi de suite) désignent des bâtiments dont la taille et la puissance de feu dépassent de loin ce qu'un Starlancer est amené à piloter : destroyers, croiseurs, vaisseaux de commandement capables d'engager des flottes entières. Ces bâtiments ne portent pas de noms mythologiques (la convention de nommage est propre aux modèles civils et Starlancers) mais leur lettre de classification suffit à tout officier de l'Alliance pour évaluer immédiatement le rapport de force dans une situation donnée.
Le projet Ω représente la limite théorique de cette classification, non pas le dernier échelon existant, mais le plafond conceptuel au-delà duquel la notion de "vaisseau" cède la place à celle de "base spatiale mobile". Les échelons actuellement opérationnels dans la flotte de l'Alliance ne l'atteignent pas encore.
Le rapport des Starlancers à leurs vaisseaux
Un vaisseau Starlancer est avant tout un outil de travail, comparable à un véhicule de fonction haut de gamme. Le Starlancer en prend soin, l'entretient avec attention et l'adapte progressivement à son style de combat et à ses besoins opérationnels : configuration des emports d'armes, personnalisation des systèmes de navigation, ajustements ergonomiques du poste de pilotage. Ce n'est pas une collection de souvenirs, c'est une plateforme de travail optimisée.
Cette relation pragmatique signifie que changer de vaisseau n'est généralement pas un drame. Si un modèle mieux adapté à un nouveau rôle dans l'escouade devient disponible, si les besoins de mission évoluent, ou si une occasion intéressante se présente sur le marché de l'occasion, un Starlancer expérimenté n'hésitera pas à passer à autre chose. Le vaisseau précédent sera vendu, démantelé ou les deux, certains composants étant soigneusement récupérés et transférés sur le nouveau modèle. Un système de ciblage bien calibré, un GTV dont le porteur connaît les subtilités, des cartouches thermiques d'un lot qu'on ne trouve plus facilement : ce sont ces éléments qu'on garde, pas la coque.
La personnalisation esthétique (peintures, marquages d'escouade, décorations intérieures) suit la même logique : elle identifie l'appartenance et le style, elle ne crée pas d'attachement sentimental insurmontable. Un Starlancer qui change de vaisseau emporte ses marquages avec lui sur le nouveau modèle. La continuité est dans l'identité de l'individu et de l'escouade, pas dans la machine.
Le nom du vaisseau, en revanche, suit une logique différente. Il appartient au Starlancer, pas à la coque, et il lui survit. Lorsqu'un pilote change de modèle dans la même classe, il transfère généralement le nom sur le nouveau bâtiment sans autre formalité. Si le vaisseau est détruit en opération, le suivant hérite du nom avec un suffixe numérique : le deuxième devient "II", le troisième "III", et ainsi de suite.
Cette pratique est une tradition tacite plutôt qu'une règle écrite, personne n'oblige personne, et certains Starlancers repartent de zéro à chaque nouveau vaisseau. Mais croiser un bâtiment nommé "Red Wing IV" dans un hangar, c'est lire quatre destructions en opération derrière le pilote qui en descend. C'est du respect, parfois de la méfiance, toujours de la curiosité.
La tradition a aussi ses détournements. Certains Starlancers arrivent en formation avec un vaisseau déjà numéroté "VII" ou "VIII", héritage d'un mentor, achat d'un bâtiment d'occasion avec son historique, ou simple provocation destinée à construire une réputation dès le premier jour. Un vétéran qui voit un cadet débarquer avec un "IX" sait immédiatement qu'il a affaire soit à quelqu'un avec une histoire chargée, soit à quelqu'un qui veut qu'on le croie.